À propos des coûts des transferts d’argent dans le monde
Ce site Web fournit des données sur les frais d’envoi et de réception associés aux transferts de petites sommes d’argent d’un pays à l’autre. Dénommés envois de fonds, ces transferts internationaux d’argent sont émis le plus souvent par des migrants. Les flux d’argent transférés et le nombre d’utilisateurs sont énormes. De fait, d’après les estimations de la Banque mondiale, ces envois de fonds auraient totalisé 534 milliards de dollars en 2012, dont 406 milliards à destination des pays en développement ; quelque 192 millions de migrants, soit 3,0 % de la population mondiale, ont pris part à ces transferts. Le site concerne 220 « couloirs » dans le monde entier. Les couloirs étudiés relient 32 des principaux pays expéditeurs à 89 pays récepteurs, représentant plus de 60 % du total des transferts de fonds émis en direction des pays en développement.
Souvent, le coût pour le consommateur de ces opérations de transfert est élevé au regard du niveau généralement faible du revenu des travailleurs migrants, des sommes envoyées et du revenu des bénéficiaires de ces transferts. Toute réduction du prix de ces envois de fonds permettrait donc aux migrants et à leur famille de conserver une plus grande partie de cet argent et aurait un impact considérable sur le niveau de revenu des familles bénéficiaires. De fait, si les coûts de transfert diminuaient de 5 points de pourcentage de la somme envoyée, les bénéficiaires de ces transferts dans les pays en développement recevraient chaque année 16 milliards de dollars de plus qu’actuellement. Grâce à ce revenu supplémentaire, les destinataires de ces envois seraient mieux à même de consommer, d’économiser et d’investir dans l’économie locale.
Le niveau élevé de ces frais d’envoi est imputable à de nombreux facteurs, notamment au développement insuffisant de l’infrastructure financière dans certains pays, à une concurrence limitée, aux obstacles réglementaires, au manque d’accès des émetteurs et/ou destinataires au secteur bancaire, et aux difficultés rencontrées par les migrants pour obtenir les papiers d’identité qui leur donneraient accès au secteur financier traditionnel.
Mais le facteur qui tire le plus à la hausse le prix des transferts d’argent est le manque de transparence du marché. Les consommateurs peuvent difficilement comparer les prix dans la mesure où plusieurs variables interviennent dans le calcul des coûts de transfert. Ces coûts comprennent généralement la commission facturée à l’émetteur pour l’envoi d’une certaine somme, la marge de change prélevée lorsque ladite somme est envoyée et reçue dans des monnaies différentes, et, parfois, la commission facturée au destinataire pour recevoir son argent. Ces éléments de coût peuvent aussi varier en fonction des modalités de paiement au destinataire (versement en espèces ou virement sur un compte, par exemple), de la rapidité du transfert, et de la capacité de l’émetteur de fournir des informations sur le destinataire (numéro de compte bancaire, par exemple).
En outre, ce manque de transparence a pour effet de brider la concurrence, car les consommateurs continuent de recourir aux services des opérateurs traditionnels, parce qu’ils ignorent l’existence d’autres opérateurs et ne sont pas en mesure de comparer leurs produits, leurs prix et leur rapidité avec ceux de leur prestataire habituel.
Remittance Prices Worldwide est une initiative entièrement financée par la Banque mondiale. L’IFC a fourni un soutien financier pour permettre la création de ce site Internet. Ce site Internet est un projet du Groupe de développement des systèmes de paiement de la Banque mondiale, qui fait partie de la Vice-présidence pour le développement du secteur financier et privé. L’équipe de Remittance Prices Wordwide est :
Massimo Cirasino, Head
Marco Nicolì, Analyst
Paloma Monroy, Remittances Specialist
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Carlo Corazza, Remittances Specialist
Alana K. Fook, Analyst Isaku Endo, Remittances Specialist |